«Vao est mon surnom, donné par une amie brésilienne.
Avant de les connaître.
Vao est le nom d'une tribu lointaine, des îles où je suis née en Nouvelle Calédonie.
Le fil continu.
A Paris, art et amitié – à ma sortie des Beaux Arts de la Ville Paris XIIIe –, se désigne avec le Crew VAO.
Nous partageons le goût de la peinture, l'effervescence du groupe, des journées, des nuits à peindre. Mon life style est d'être artiste, eux aussi. L'histoire de l'art le retiendra.
Aujourd'hui, je cultive ma dichotomie plastique par la peinture et la sculpture.
Je porte mon attention sur l'archéologie de la peinture, la structure (le châssis) et la toile (le fil).
La poésie des couleurs et la lumière se joignent à ces répétitions, planes ou en volume.
Et quand la ligne, le corps et la matière ne font qu'un. C'est à cet instant du ressentir que s'élabore une topologie plastique. »
Valérie NEWLAND
Vit et travaille à Paris, France.


For someone we love, 2025
50 x 35 cm, encre de Chine et fil sur toile en coton (vendu)

Rhizome 1, 2022
54 x 65 cm, encre noir et fil coton sur toile en coton (vendu)

What ever makes you happy
50 x 35 cm, Fil sur toile (vendu)
BIOGRAPHIE
Artiste autodidacte, le dessin et la peinture, la ligne et la couleur, ont très tôt constitué ses premiers outils d'expression. Elle se forme ensuite à l’université en Arts plastiques et Histoire de l’art, avant de rejoindre les ateliers de la Ville de Paris (Glacière, XIIIe), où elle suit les enseignements de Jean Zuber (dessin) puis Gonzalo Belmonte (peinture).
À l’issue de cinq années d’atelier, elle collabore avec plusieurs artistes issus de la scène street art, dont Babou, Tanc, Clyde Knowland ou encore Benjamin Laading. Nourrie par ces échanges, elle affirme une démarche singulière, marquée par des influences classiques et une attention portée à la matière.
Sa pratique évolue au fil d’une curiosité constante pour les formes, les gestes et les disciplines. Le processus de création — du choix de la toile à sa préparation manuelle — occupe une place essentielle dans sa démarche. Peu à peu, l’artiste délaisse les pinceaux pour se consacrer au fil, matière première et élément central de son travail.
Pour Valérie Newland, « le fil est universel, l’essence même de la toile. Il est le corps de la peinture. Il est aussi la figure de la répétition représentée par la trame. » En détournant sa fonction industrielle par la répétition du geste, elle en fait un outil de création libéré de toute utilité manufacturée.
Son approche minimaliste trouve des résonances avec le mouvement Support/Surface. L’accumulation, la trame, la répétition deviennent les moteurs d’une recherche formelle et chromatique affranchie de la figuration. Son œuvre, à la fois rigoureuse et méditative, interroge la surface comme champ d’énergie.
