« Je marche dans la rue, les arbres accompagnent mon chemin pour aller à l’atelier. Les feuilles vibrent, font mine de s’envoler puis reviennent à leur branche... Dansent un peu plus lentement… Rejoignent le rythme d’une musique invisible.
À l’atelier, je tente de retrouver par le travail du contraste et du trait, la sensation de ces milliers de feuilles vibrant toutes en même temps, mais de façon différente.
Je me demande si mon pinceau doit être comme le vent face à l’encre ; si je dois interpréter ce que je vois ou plutôt ce que je ressens…
Ces questionnements nourrissent mon travail artistique depuis des années, sous la forme de peintures, de performances, de sculptures et de poésie.
Ma peinture est l’abstraction venant des mouvements qui animent le paysage.
L’encre de Chine m’aide à évoquer ou à convoquer cette danse du monde.
Chaque œuvre est une fenêtre ouverte sur la tempête, l’accalmie, le chaos. »
Nina DE ANGELIS
Vit et travaille en Bruxelles, Belgique.


Lumière dansant avec la roche 4, 2022
70 x 50 cm, encre de Chine sur papier

Danser contre le brouillard 10, 2022
59 x 42 cm, encre de Chine sur papier

Lumière dansant avec la roche 7, 2022
70 x 50 cm, encre de Chine sur papier
BIOGRAPHIE
Nina DE ANGELIS choisit l’encre de Chine comme matériau principal. Le mouvement est le sujet principal de sa création. L’objet de son travail est d’observer le rythme de la nature, afin de l’extraire dans un langage gestuel abstrait.
Parfois, la peinture l’emmène vers la performance où le geste du pinceau devient chorégraphique. D’autres fois, elle se tourne vers l’installation pour laisser le geste se nourrir de l’ampleur dont il a besoin.
Ses gestes picturaux deviennent alors une danse, un mantra sans mot. Elle invente des répertoires de gestes, des relevés d’impulsions, des alphabets de langues abstraites. Pour l’artiste, peindre, c’est révéler la surface des mouvements. L’écriture poétique accompagne la peinture et sa pratique, aiguise le regard quotidien, donne de l’élan au pinceau.
« Dessiner, c’est un jeu dont la règle s’invente au fur et à mesure du geste. »
