« Dans Diffractions, la lumière ne se pose pas : elle se fracture.
Sur des fonds noirs denses, presque absorbants, le chrome surgit.
Il ne brille pas, il tranche. Il raye. Il accroche.
La surface devient peau industrielle, territoire métallique marqué par le passage du geste.
Chaque œuvre est construite à partir d’un protocole simple et radical :
Un tampon de forme ronde, répété, déplacé, pressé.
Le chrome s’imprime en lignes tendues, mécaniques, parfois strictes, parfois relâchées.
Le geste oscille entre le contrôle et l'accident.
Peu à peu, une lettre apparaît.
Fragmentée, diffractée, presque dissimulée dans la structure.
Chaque toile contient une tension typographique :
Une lettre dynamique qui, assemblée aux autres, finit par dessiner un LEK.
Le noir agit comme un vide actif.
Le chrome comme une énergie qui circule.
L’un absorbe, l’autre réfléchit.
Entre les deux, la surface devient un champ magnétique.
Les diffractions parlent de la propagation, de la vibration et de la démultiplication du signe.
La lumière n’y est jamais stable.
Elle se brise en éclats, se diffracte dans la matière, révèle autant qu’elle dissimule.
Ici, le post-graffiti quitte le mur pour entrer dans une architecture mentale.
La lettre n’est plus signature :
Elle devient structure, rythme, tension.
Diffractions est une ville abstraite.
Un paysage métallique où le signe se répète jusqu’à devenir espace. »
LEK
Vit et travaille à Paris, France.


Signal L I, 2026
100 x 100 cm, Acrylique et chrome sur toile

Signal L II, 2026
100 x 100 cm, Acrylique et chrome sur toile

Signal L III, 2026
100 x 100 cm, Acrylique et chrome sur toile


